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Maison Méditerranéenne de l’Estampe
Siège social : 31, rue Maréchal Foch 83570 Carcès Téléphone : 06 98 96 02 02
Messagerie : mmestampe@orange.fr
Association loi 1901
Siret : 488 284 621 00015 APE 913E
Brignolesville de Carcèsville de Cotignac
Mairie AupsVille du Cannet des Mauresville de SalernesMairie La garde-Freinet
  la saison 2012 :
  La route de l’estampe :
« autour de l’estampe japonaise »

Du Japon au japonisme

Le japonisme est l’influence de l’art japonais sur les artistes occidentaux. Les principaux artistes qui influencèrent le monde occidental étaient Hokusaï, Hiroshigé et Utamaro.
Des artistes très peu reconnus au Japon car produisant un art considéré comme léger et populaire par les élites japonaises de l'époque.

M. Trojan
Nathalie Tousnakhoff
Teizo Ogaki Marc Granier Vague d’empreintes Shu Takahashi
Teïzo Ogaki Marc Granier exposition collective Shu Takahashi
Collection Georges Jauffret Hiroko Okamoto Yasuko Yamamoto Empreintes d’un monde marin
Collection Georges Jauffret Hiroko Okamoto Yasuko Yamamoto Gyotaku
...et aussi :
La Maison Méditerranéenne de l'Estampe
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La Maison Méditerranéenne de l’Estampe n’est pas une association de graveurs mais de promotion de la Gravure,donc de son complément : l’estampe.

Elle n’a pas vocation à se limiter à un territoire lors de ses manifestations temporaires ou dans l’invitation des artistes qu’elle présente dans ses expositions.

informations en savoir plus : Rencontre autour de la gravure

Petit rappel historique :

Les premiers âges de l’humanité nous ont laissé, sur les parois des cavernes ou sur des os, les témoignages remarquables de l’usage de la Gravure comme mode d’expression.

Plus tard, beaucoup plus tard, les peuples de l’Antiquité utilisèrent la Gravure pour fabriquer les sceaux qu’ils reportaient dans l’argile ou la cire. D’autres encore se mirent à ciseler la surface d’objets utilitaires.

Par ailleurs apparurent aussi aux Indes, en Perse, enfin à Gênes, de grands bois gravés servant à l’impression d’étoffes. Les plus anciennes traces de ces tissus sont d’origine Copte et datent du début de l’ère Chrétienne.

C’est l’invention du papier qui va permettre l’avènement de l’Estampe. Tout d’abord en Chine où l’écorce du mûrier sera utilisée au IX ème siècle, tandis qu’en occident il faudra attendre la fin du XIV ème siècle pour que la transformation des vieux linges séjournant dans l’eau produise la pâte à papier. Sans attendre l’invention de la presse des impressions seront réalisées en frottant le dos du papier déposé sur la gravure encrée. Ces premières estampes sont appelées « incunables », les plus anciens sont datés autour de 1370. Un siècle plus tard, la première imprimerie est officiellement installée à la Sorbonne. Cependant certains auteurs affirment que des xylographies répandues en France en grand nombre, avant cette date, auraient eu pour parrain le Pape d’Avignon Clément VI (de 1342 à 1352) monnayant ainsi des indulgences.

Le XV ème siècle nous donnera à voir les admirables gravures sur bois d’artistes tels que Dürer.

Mais peut-être vous étonnez-vous qu’aucune mention de la gravure sur métal n’a été faite jusqu’ici ? La raison est simple car il est couramment admis que l’estampe issue de gravure en relief précéda l’estampe obtenue à partir de gravure en creux.

L’Allemagne et la Flandre revendiquent l’apparition , au milieu du XV ème siècle, des premières gravures sur cuivre travaillé au burin. La relation de cette technique avec l’orfèvrerie est évidente, nombre d’artistes de cette période, et des plus grands, furent d’abord des orfèvres. Parmi ces derniers, Maso Finiguerra, sous le règne de François Ier , ayant coutume de tirer sur de la terre où sur du soufre fondu l’empreinte des ouvrages qu’il exécutait, jugea que le noir qui s’amassait au fond de ses gravures, et qui était resté fixé sur les empreintes, pourrait s’attacher de même au papier. Il trouva ensuite que le papier humecté était propre à recevoir le noir broyé avec l’huile dont il remplissait les tailles de ses ouvrages. Les principes de la « taille-douce » et de son impression étaient nés.

Pour les graveurs, il est habituel de dire que toutes les gravures deviennent des estampes, mais que toutes les estampes ne sont pas des gravures.

Ainsi la lithographie donne bien des estampes bien que la pierre ne soit pas gravée. Ce procédé fut inventé en 1797 par Aloy Senefelder dans les environs de Munich, mais c’est à Paris qu’est installé, en 1802, la première imprimerie lithographique, rue du Pont-au Choux.

graveur

Avant de conclure revenons à la gravure :
Jusqu’à la seconde moitié du XVIII ème siècle, seul le bois de fil (pris dans le sens vertical des arbres, en général des fruitiers), était utilisé. C’est un fabricant de carte Lyonnais qui eut l’idée de graver le bois de bout ( la tranche d’un arbre, le buis) en 1760 ; cette technique sera popularisée en 1775 par le graveur anglais, Th. Brewick. L’avantage du buis est d’être très dur, donc résistant à la multiplicité des passages sous la presse, procurant ainsi la possibilité des Éditions populaires à fort tirages. La conséquence fut le cloisonnement des graveurs devenus, par nécessité, les très habiles interprètes des illustrateurs qui leur fournissaient les dessins à reproduire très fidèlement. C’est le cas du célèbre Gustave Doré qui, sans être graveur bénéficia pourtant de la gloire d’une technique qu’il ne pratiqua pas.

Il faudra attendre le début du XX ème siècle pour qu’avec Gauguin, Munch et d’autres, les graveurs redeviennent créateurs. Ce mouvement s’amplifia à partir de 1920.

A l’usage du bois s’est ajouté le linoléum, apparu en Angleterre en 1863 et en France une dizaine d’années plus tard. Il fut longtemps considéré comme le bois du pauvre, voire l’amusement des écoliers, jusqu’à ce que des artistes aussi important que Matisse ou Picasso magnifient cette matière.

Sources bibliographiques : Jean E. Bersier : « La gravure : les procédés, l’histoire » Éditions La table ronde Paris 1947 André Beguin « Dictionnaire technique de l’estampe » André Béguin Paris 1998